Cas d’utilisation

Le corps humain comporte plusieurs centaines de muscles.
La plupart de nos mouvements résultent d’une succession de signaux électriques transmis par les nerfs aux fibres musculaires.
Ces contractions sont généralement brèves, coordonnées et suivies d’une phase de relâchement.
Il arrive cependant que certains muscles restent contractés plus longtemps que prévu.
Cette contraction involontaire peut alors être perçue comme particulièrement inconfortable.
Les zones concernées peuvent varier considérablement d’une personne à l’autre.

Les contractions musculaires ne concernent pas uniquement le mollet

Lorsque l’on évoque les contractions musculaires involontaires, le mollet est souvent cité en premier.

Pourtant, de nombreux autres groupes musculaires peuvent être concernés selon les individus.

Certaines personnes décrivent des contractions au niveau de l’avant de la jambe, d’autres sur le côté externe de la jambe, dans le pied, la cuisse ou encore dans certaines régions du bassin.

Cette diversité explique pourquoi les expériences individuelles peuvent être très différentes.

Pourquoi est-ce douloureux ?

Parce qu’il s’agit d’une contraction musculaire involontaire, brutale et prolongée.

Normalement, lorsqu’un muscle se contracte :

  1. il se raccourcit ;
  2. il exerce une force ;
  3. puis il se relâche rapidement.

Dans une contraction musculaire involontaire, brutale et prolongée, le mécanisme de relâchement ne fonctionne plus correctement.
Le muscle reste contracté parfois pendant plusieurs dizaines de secondes, voire quelques minutes.

Pourquoi cela fait-il mal ?

1. Compression des vaisseaux sanguins

Lorsque le muscle est fortement contracté, il comprime ses propres petits vaisseaux.

Conséquence :

  • moins d’oxygène arrive ;
  • les déchets métaboliques s’accumulent ;
  • les fibres musculaires souffrent temporairement.

C’est un peu comme si l’on serrait fortement un tuyau d’arrosage.

2. Tension excessive des fibres musculaires

Les fibres sont maintenues dans une position raccourcie extrême.

Elles tirent simultanément :

  • sur leurs tendons ;
  • sur les enveloppes du muscle (fascias) ;
  • sur les récepteurs de la douleur.

Cette tension mécanique active directement les nerfs douloureux.

3. Décharge nerveuse continue

Les motoneurones continuent à envoyer des signaux de contraction.

Le système nerveux est donc bloqué dans une boucle :

Contraction → signal nerveux → contraction → signal nerveux…

Le muscle ne parvient plus à revenir à son état de repos.

Pourquoi le mollet est-il souvent concerné ?

Le muscle du mollet (gastrocnémien) est particulièrement exposé car :

  • il travaille toute la journée pour maintenir la posture ;
  • il est puissant ;
  • il possède de longs tendons ;
  • la nuit, le pied a tendance à partir naturellement en extension, ce qui raccourcit encore davantage le mollet.

C’est pourquoi étirer le pied vers soi (flexion dorsale) soulage souvent rapidement une crampe du mollet.

Comparaison avec d’autres muscles

Le corps humain comporte de nombreux muscles susceptibles d’entrer en contraction prolongée, notamment au niveau des jambes, du bassin, de l’abdomen, du dos ou encore de certaines fonctions sphinctériennes.

Dans tous les cas, la douleur provient principalement d’une contraction prolongée associée à une diminution temporaire de la circulation sanguine locale et à une forte stimulation des récepteurs nerveux de la douleur.

« Certaines sensations d’inconfort sont associées à des contractions musculaires prolongées. Ce phénomène peut concerner aussi bien les muscles des membres inférieurs que d’autres muscles de l’organisme, y compris ceux impliqués dans certaines fonctions viscérales. »

Le corps humain comporte de nombreux muscles susceptibles d’entrer en contraction prolongée, notamment au niveau des jambes, du bassin, de l’abdomen, du dos ou encore de certaines fonctions sphinctériennes.